« Debout contre Vichy » : Jean Zay et Pierre Mendès France

LE  CERCLE  JEAN  ZAY  (ORLEANS)
 

« Debout contre Vichy » par Antony Burlaud

Posted on 5 mars 2016Posted in Articles, Ecrits sur Jean Zay

Article paru dans le Monde diplomatique de mars 2016, p. 26 :

"A l’été 1940, le régime de Vichy commence à régler ses comptes. Parmi ses ennemis, deux cibles de choix : Jean Zay et Pierre Mendès France. Radicaux-socialistes, anciens des gouvernements Blum, « juifs », francs-maçons et antimunichois, ils représentent tout ce que le nouveau pouvoir abhorre. Les deux parlementaires, qui s’étaient engagés en 1939 puis étaient passés en Afrique du Nord pour y poursuivre le combat, sont accusés de « désertion » et jetés en prison. Mendès France s’en évadera en juin 1941 pour rejoindre Londres et servir dans l’aviation de la France libre. Zay, lui, n’en sortira que pour être exécuté par des miliciens, quelques semaines après le débarquement.

De ces deux épreuves parallèles, les traces écrites ne manquent pas. Zay, au cours de sa captivité, a rédigé un magnifique journal, Souvenirs et solitude (Belin, 2010), qui mêle introspection, notes sur le quotidien, commentaires des nouvelles et retours sur la décennie politique écoulée. A ce livre majeur, édité à la Libération, sont venus s’ajouter un volume d’Ecrits de prison (1) (correspondance et carnets) et, plus récemment, un recueil de Lettres de la drôle de guerre (2).

 

Mendès France, quant à lui, a publié à New York, en 1943, un récit de sa captivité et de son évasion. Révisé en 1977, Liberté, liberté chérie est désormais disponible dans une édition de référence (3), enrichi d’un copieux dossier d’annexes. Conçu en pleine guerre, le texte de Mendès avait une dimension apologétique et militante ; mais il reste d’un grand intérêt.

Chacun à sa manière, ces livres témoignent d’expériences communes : la commotion de la guerre et de la débâcle (« c’est comme si une bombe invisible était tombée sur nos habitudes et sur ceux qui nous entourent », écrit Zay à sa femme), la condamnation par une justice d’exception et la prison, avec son lot de privations et de vexations. Au-delà du témoignage personnel, ils offrent un saisissant tableau de la France : celle des années 1930, que Zay se remémore pour mieux éclairer son présent ; celle de la débâcle, évoquée en des termes qui rappellent parfois le Marc Bloch de L’Etrange Défaite (Gallimard, 1990) ; celle de l’Occupation et de la collaboration, que Mendès France traverse clandestinement et observe avec l’attention redoublée de l’homme traqué.

Ce qui frappe, quand on parcourt ce massif de documents, c’est la place centrale de l’écriture. Pour ces deux hommes d’action, elle ne relève pas simplement du rituel social ou du passe-temps. Elle est une hygiène intellectuelle, une discipline physique et morale, un moyen de résister à la désorientation et à la propagande. Carnets, journal, Mémoires, lettres aux proches remplissent une fonction essentielle, vitale : ils permettent de réaffirmer des vérités mises à mal, de maintenir une identité assiégée, de remettre en ordre un réel bouleversé et opaque. L’écriture, même intime, participe de la lutte.

Ces textes de guerre invitent à aborder Zay et Mendès France comme des républicains de combat. C’est ce qu’a tenté l’historien Olivier Loubes dans un bref essai (4) publié au moment de la panthéonisation du premier, en mai 2015. En trois courts chapitres (« Liberté », « Egalité », « Fraternité »), il tâche de ressaisir le sens d’un engagement tout entier voué à l’approfondissement de la démocratie politique et sociale. Ce petit texte n’a pas l’exhaustivité des récentes biographies (5), mais il réussit à camper un Jean Zay combatif et non consensuel. Retrouver ainsi, chez ces hommes d’Etat accablés désormais d’hommages officiels, ce qu’il y avait de radical et de tonique montre ce qui, dans leur héritage, peut aujourd’hui permettre de « réarmer la République ».

Antony Burlaud

 


 

Vivre Cannes 1939... à Orléans !

En mai 2009, (voir pages http://www.jzayenp.fr/432512676)
nous avions regretté dans le communiqué de presse ci-dessous:
 
“Un anniversaire très discret cette année:
le 70e Festival de Cannes“
 
 
 
Mais en 2013: La Ville et le Festival de Cannes 2013 se souviennent du premier Festival de 1939 
 
Le 23 mai 2013 , Gilles JACOB, président du Festival inaugurait une plaque en hommage à Jean ZAY:
 
C’est le le 23 mai prochain que va être inaugurée par Gilles Jacob, président du festival de Cannes, dans le foyer du grand auditorium du palais des festivals, une plaque en hommage à Jean Zay qui a bel et bien créé le festival de Cannes.
 
Pour l’histoire, cette manifestation a été créée car le festival de Venise était alors tombée sous la coupe des régimes totalitaires. Pour lutter contre cela, Jean Zay décida de créer un festival démocratique du 1er au 30 septembre 1939. Mais le 2 septembre de la même année la guerre mondiale est déclarée, et le festival est repoussé à la Libération.
 
Un événement n’arrivant jamais seul, Gilles Jacob, un sacré monsieur, viendra présider le banquet républicain du cercle des amis de Jean Zay le 13 juin prochain à Orléans.

 

Jean-Dominique Burtin.   http://www.magcentre.fr/le-festival-de-cannes-rend-hommage-a-jean-zay/

 
Cette année, le Cercle Jean ZAY d’Orléans projette l’organisation d’une série de manifestations culturelles:
 
Vivre Cannes 1939... à Orléans !
 
 avec l’aide de Francis GENDRON et Alain BRAUN, coauteurs avec Alain TYR du film
 
“Jean Zay, ministre du cinéma”
 
 
Ce projet est annoncé sur le site
 
Ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, de 1936 à 1939, Jean Zay fut à l’initiative du Festival de Cannes. Il est temps de lui rendre la paternité de ce qui allait devenir un élément majeur du cinéma mondial.   Et pour cela, pourquoi ne pas faire vivre aujourd’hui, et d’abord dans sa ville, Orléans, cette grande et belle idée, ce festival dont la première édition aurait dû se tenir en septembre 1939 ? ”
 

INVITATION ce 28 avril à Marseille: Jean ZAY, ministre de la "Vie culturelle"

NB: cette conférence sera finalement annulée.

Cercil à ORLEANS- Invitation à l'avant-première du film documentaire "Après Hitler" le jeudi 28 avril à 18h

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservations possibles au 02 38 42 03 91.


 

80e anniversaire du FRONT POPULAIRE - Jean ZAY, naissance d'une poilitique culturelle. Lundi 9 mai

Lundi 9 mai
la Mairie de Paris, l’association “Ciné-Histoire”  et les “Amis de Jean ZAY”
 
organisent une journée
 
FRONT POPULAIRE, naissance d'une politique culturelle
avec
 
Antoine PROST et Pascal ORY, professeurs d’histoire contemporaine à l’université Paris 1,
président d’honneur et président de l’Association des Amis de Jean ZAY
 
Présentation et projection des films
    - “ L’Ecole est à nous ! Ou Comment Jean ZAY révolutionna l’Education nationale” de Stéphane BENHAMOU (2015)
    - “ La Marseillaise” de Jean RENOIR (1938)

Ce jeudi 5 mai: Commémoration du MAQUIS VENTOUX

L’association
Mémoire Résistance HB
26560 Eygalayes  <memoire.resistancehb@orange.fr>;
 
organise ce jeudi 5 mai 2016:
 
Commémoration du MAQUIS VENTOUX
 
Cérémonie annuelle d’hommage aux 35 Maquisards assassinés le 22 février 1944.
 
Ces Maquisards appartenaient au Maquis Ventoux, de Sault, replié à Izon la Bruisse à l’automne 43.
 
“Le Maquis Ventoux, appartenant au réseau désigné sous le nom de code R2, a été au cours de la Seconde Guerre mondiale l'un des plus importants maquis de Provence. Il le doit d'abord à la position stratégique du massif dans la vallée du Rhône puis au nombre de réfractaires s'y étant réfugiés entre 1939 et 1940 ainsi qu'à l'accueil de la population sur place.”
 
 
 

Photo A. Eminet c/o Asso JZP (maquis du Vercors)

Programme des cérémonies:

Repas convivial:

Victoire du 8 mai 1945

Commémoration de la capitulation de l’Allemagne nazie :

Journaux d'époque :

(Timbre poste de 1995)

L’Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (U.F.A.C.) communique:

(lecture toujours interdite ce jour là par la Mairie d'Aix-en-Provence)